Voici le résumé du match pour la presse locale de Châteauroux :
Nouvelle république du 04/08/2003
Ca commence bien
La Berrichonne a pris trois points importants samedi soir face à Saint-Etienne. Même si tout n’a pas été parfait, loin de là, l’essentiel était de bien commencer et surtout de prendre confiance car il reste du chemin à parcourir d’ici le printemps.
Berrichonne : 2
Saint-Etienne : 0
La Berrichonne n’a pas brillé samedi soir mais assuré l’essentiel en remportant sa première rencontre de championnat face à Saint-Etienne. Alors que la fin du match était sifflée depuis trois bons quarts d’heure, des supporters attendaient Victor Zvunka à la sortie des vestiaires.
« Zvunka Zvunka », scandaient-ils comme si l’entraîneur venait de marquer les deux buts de son équipe. Cette reconnaissance des supporters berrichons, Victor la mérite. Lui qui a inscrit son nom à jamais au palmarès de la Berrichonne a réussi son retour au bercail.
Pourtant, la tâche n’a pas été simple. Les Stéphanois ont en effet montré un visage résolument offensif et une solidité défensive dès l’entame du match. Côté berrichon, on a senti que tout n’était pas encore au point. Notamment dans la relance où les défenseurs ont plus cherché à passer au-dessus du milieu de terrain pour trouver Gueï ou Ayeli bien cadenassés par Oliveira et Hernandez.
Le coach a demandé de la patience avant la reprise, il ne s’était pas trompé car si le résultat est positif, quelques détails restent à régler dans le dispositif castelroussin.
Une bonne surprise : le positionnement de Thomas Dossevi sur le côté droit. Il s’est même fendu d’un joli but de la tête après que Sébastien Roudet lui ait adressé un centre parfait au deuxième poteau. En défense, la paire, Bertin-Rabé a été efficace même si le jeune Marin leur a causé du souci. Rabé a du y aller un peu fort pour le stopper (34ème mn) ce qui lui a valu un carton. « Après je ne pouvais plus le toucher. Je ne voulais pas prendre un autre carton.
Tactiquement, l’entraîneur a décidé de me remplacer par Eddy. » Bien lui en a pris. Viator a parfaitement réussi à canaliser les percées offensives de Marin, véritable poison pour la défense. A la manière d’un Lilian Thuram, il a souvent été décisif pour sauver la baraque castelroussine après l’heure de jeu.
Roche sauve son camp
Djibril Sidibé et Karim Fradin ont assuré leur partition. Ils se sont gênés à deux ou trois reprises mais cela devrait se régler avec le temps. Djibril a tenté sa chance de loin, une frappe qui aurait mérité mieux… Quant à la ligne d’attaque, elle a aussi besoin de jouer pour trouver les bons enchaînements. Serge Ayeli et Marc-Eric Gueï n’ont pas cassé la baraque samedi soir. Leur heure viendra.
Chez les Verts, la déception a été grande à la fin du temps réglementaire. Ils ont pensé avoir le match en main après une première demi-heure où ils ont été dominateurs puis ont sombré en deuxième période. Le salut berrichon en début de match est à mettre au profit de Rodolphe Roche qui a été déterminant.
Les Stéphanois ne se sont pas remis du penalty sifflé en faveur de la Berri suite à une faute sur Gueï . Un fait de match qui a inversé la vapeur puisque quelques minutes après la reprise, la Berri a creusé l’écart. En fin de match alors que les verts, sous l’impulsion de Marin, tentaient de revenir au score, les castelroussins ont manqué plusieurs fois leurs duels avec le gardien Janot. Mais une addition trop salée n’aurait pas été le reflet exact de la partie.
Victor Zvunka : « le début de match a été un peu difficile pour nous. Nous avons souffert de la chaleur et d’une équipe de Saint-Etienne qui nous a fait peur à deux reprises. Heureusement que Roche a fait le nécessaire. Après le penalty, l’adversaire é été obligé de se découvrir un peu plus, ce qui nous a permis de trouver des espaces.
En début de deuxième mi-temps, nous marquons le deuxième but au bon moment et nous aurions pu corser l’addition en fin de match. Ce soir, même si tout n’a pas été parfait et que la réussite était de notre côté, les joueurs ont donné le maximum et le résultat positif est très important. »
Frédéric Antonetti : « c’est une déception, c’est le moins que l’on puisse dire. Le penalty a été un fait de match déterminant.
Mais je pense aussi que nous manquons de guerriers. Aujourd’hui, avec cet effectif, j’ai une marge de manœuvre trop étroite. On ne peut progresser qu’avec de la concurrence et ce n’est pas le cas. Certains joueurs sont trop sûrs de jouer … Oliveira et Carteron, avec l’expérience qu’ils ont, ils n’ont pas le droit de jouer comme ils l’ont fait ce soir. Ce soir, seul Marin a montré la voie, dommage qu’il n’ait pas été récompensé. »
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