Alors que l'épisode semblait terminé avec un communiqué officiel et le retour dans le groupe "pro" du joueur, voici qu'un article d'un site Internet en Algérie va semer le trouble. Extraits. "Faouzi Ghoulam écarté du groupe professionnel pour des raisons extra-sportives ? Cela semble bien se confirmer." "[...]Galtier, qui n’avait pas programmé le départ de son jeune défenseur en sélection en Afrique du Sud, n’a jamais digéré le fait que Ghoulam rejoigne le groupe des Verts, alors que son club préparait une demi-finale de Coupe de la ligue et trois rencontres importantes de championnat." "[...]après son retour de la CAN, Faouzi n’a jamais été aligné deux fois de suite par son entraîneur. Nettement supérieur à Jonathan Brison, celui qui était sa doublure à l’ASSE, l’Algérien a failli perdre goût au football à cause de cette injustice. Pour lui pourrir la vie, Galtier a décidé de le mettre sur le banc de touche au stade de France, lors de la finale de la Coupe de la Ligue." "[...]Titulaire indiscutable jusque-là , Faouzi Ghoulam est devenu subitement un second choix pour des raisons pas du tout techniques. En tout cas, c’est ce que le président de Saint-Etienne, Roland Romeyer, a déclaré hier à la presse sportive française : «Je lui ai (à Ghoulam, ndlr) dit que certaines choses nous avaient déplu. Politique et religion doivent rester en dehors du football. Il l’a compris.» A la lecture de cette déclaration, on comprend assez nettement qu’à Saint-Etienne, il ne suffit pas seulement d’être talentueux pour gagner sa place et l’estime de son entraîneur. En effet, il parait bien clair que dans ce club, qui a vu défiler plusieurs Algériens dont Karim Fellahi, Kader Ferhaoui et un certain Rachid Mekhloufi, même les libertés des personnes sont bafouées. Autrement dit, il ne fait toujours pas bon de revendiquer ses racines et sa religion à Saint-Etienne. Sinon, comment peut-on reprocher à un jeune joueur formé au club de jeûner le mois sacré de Ramadhan, ou de célébrer la victoire en Coupe de la Ligue, le 21 avril passé, dans les rues de Saint-Etienne en compagnie de ses compatriotes et en brandissant fièrement le drapeau algérien ? C’est les deux reproches sortis par le président Romeyer à Ghoulam lorsqu’il l’avait reçu dans son bureau, samedi." "[...]Il s'est retrouvé du coup face à une situation sportive difficile, lorsqu'on sait qu'il est nettement plus talentueux que ses concurrents dans son club." "[...]C’est donc facile de coller l’étiquette de l’échec du transfert de Faouzi à son entourage, alors que la déclaration du président de Saint-Etienne vient tout mettre au clair à ce sujet. Faouzi paie son dévouement pour son pays, c’est clair et net."
Par Eric le mercredi 11 septembre 2013 à 14h56.