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Ajaccio/ASSE : Donnez une note au match et élisez le meilleur Vert ->

Une note à Ajaccio/Saint-Etienne et l'homme du match
Quelle note donnez-vous à Ajaccio/ASSE ?
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Quel fut le meilleur joueur stéphanois ?
J.Janot
F.Diawara
V.Hognon
Z.Camara
D.Zokora
J.Sablé
H.Ilunga
D.Hellebuyck
M.Dabo
B.Gomis
F.Mendy
A.Yahia
S.Houri
L.Perrin

Résultats
910
CFA : Anglet/ASSE, score final ->

Anglet a battu la réserve de l'ASSE 3-0.

L'ASSE avait bien le ballon puis Anglet a marqué coup sur coup juste avant la mi-temps.

L'ASSE a tenté de pressé au début de la seconde période afin de revenir au score mais le 3ème but d'Anglet a tué le match.
2356
CFA : Anglet/ASSE, score après 70 minutes ->

Anglet mène maintenant 3-0 à la mi-temps face à l'ASSE.
500
CFA : Anglet/ASSE, score à la mi-temps ->

Anglet mène 2-0 à la mi-temps face à l'ASSE.
496
CFA : Anglet/ASSE, score après 25 minutes ->

Pas de but pour l'instant.

Anglet/ASSE : 0-0.

La majorité des autres matches du groupe se jouent au même moment.
550
Ajaccio/ASSE : les stats qui tuent ->

Saint-Etienne :

A l'extérieur :
A pris 21 points sur 54 possible ( 39% ),
A mené 301 minutes au score ( 7ème équipe ),
A été mené 431 minutes au score ( 9ème équipe ),
A ouvert le score 7 fois pour 5 victoires, 1 nul et 1 défaite,
A encaissé le premier but du match 8 fois pour 2 nul et 6 défaites,
A encaissé 21 buts,
A marqué 10 buts.

Au général :
A mené 691 minutes au score ( 12ème équipe ),
A été mené 743 minutes au score ( 12ème équipe ),
Quand Saint-Etienne à ouvert le score, ils n’ont perdu qu'une seule fois ( 11 victoires, 3 nuls ),
Quand Saint-Etienne encaisse le premier but, ils ne gagnent jamais ( 4 nuls, 11 défaites ),
A encaissé 36 buts,
A marqué 28 buts.

Autres :
A marqué 21% de ces buts ( 6 ) lors du dernier quart d'heure de la première mi-temps,
A encaissé 25% de ces buts, lors du dernier quart d'heure de la première mi-temps.


Ajaccio :

A domicile :
A pris 19 points sur 51 possibles ( 37% ),
A mené 294 minutes au score ( 17ème équipe ),
A été mené 254 minutes au score ( 10ème équipe ),
A ouvert le score 6 fois pour 5 victoires et 1 nul,
A encaissé le premier but du match 9 fois pour 1 nul et 8 défaites,
A encaissé 19 buts,
A marqué 12 buts.

Au général :
A mené 369 minutes au score (19ème équipe),
A été mené 1032 minutes (17ème équipe),
Quand Ajaccio à ouvert le score ils n'ont jamais perdu ( 7 victoires et 1 nul),
Quand Ajaccio encaisse le premier but ils ne gagnent jamais ( 3 nul et 21 défaites ),
A encaissé 52 buts,
A marqué 24 buts.

Autres :
A marqué 25% (6) de ce buts lors du premier quart d'heure de la seconde mi-temps,
A encaissé 30 buts lors de la seconde mi-temps.


Synthèse :
Ajaccio est 18ème au classement général et relegué en ligue 2.
Saint-Etienne est 13ème et aura un effectif jeune.
C'est l'occasion de terminer la saison sur une note positive, bien qu'Ajaccio jouera le jeu jusqu'au bout.


Merci à Jarod03
585
"Ajaccio/ASSE : Fin de cycle", lire l'article ->

Quoi de neuf à Saint-Etienne ?

Ce soir, les Verts iront à Ajaccio conclure une saison qui ne restera pas dans les mémoires. 2003 avait vu Saint-Etienne se réveiller, sauvant sa tête en Ligue 2 après une première moitié d'exercice catastrophique avant de se placer dans la course à la remontée en décembre. 2004 fut l'année de l'espoir : la montée, l'apprentissage rapide de la Ligue 1 malgré le changement d'entraîneur, tout indiquait que l'ASSE reprenait sa place dans l'élite. Ce que confirma 2005, avec cette qualification pour l'Europe et ce début de saison tonitruant. Et puis...

2006, pour l'instant, voit la fin de cette progression constante. Pire même qu'une stagnation, c'est une chute à laquelle nous avons assisté depuis janvier. C'est un véritable parcours de relégable que le club ligérien a effectué. Et, à l'orée du dernier match, on peut légitimement se demander, avec une pointe d'inquiétude : "Et si nous avions raté notre début de saison?". Cette crise dans le jeu et dans les résultats, qu'elle soit passagère ou durable, aura au moins eu une vertu: nous rappeler que notre club est encore fragile, et qu'à vouloir voler trop vite trop près du soleil il risque de se griller les ailes.

On pourrait longtemps gloser sur l'inefficacité offensive, si ce n'est l'inexistence d'animation offensive pour certains, de l'équipe. Avec seulement 3 buts marqués en 8 matches depuis deux mois, le bilan est certes catastrophique. Mais contre Ajaccio, c'est physiquement que l'attaque sera absente. Postiga, Mazure, Piquionne et Feindouno ne répondront pas à l'appel. Officiellement blessés, officieusements sur le départ. Soit relativement décevants, soit en rupture de ban avec le public (ou les deux), ces quatre-là seront suppléés ce soir par des joueurs formés au club.

Dans le dernier groupe que retiendra Elie Baup pour son deuxième passage à la tête de l'ASSE, seul Bafé Gomis a un profil d'attaquant de pointe. Mendy, Dabo et Houri, qui aura peut-être sa chance, constituent les seuls autres choix offensifs de l'homme à la casquette. Quant au reste de l'équipe, il n'y a rien d'original à signaler, si ce n'est le retour de Loïc Perrin, révélation et peut-être héros de la saison, après sa longue blessure.


Du côté d'Ajaccio

Si la saison a été difficile dans le Forez, elle a été définitivement noire sur l'Ile de Beauté. 36 matches après avoir obtenu un bon nul chez une équipe stéphanoise qui apparaissait alors comme un possible outsider, les ajacciens se sont écroulés. Et joueront en Ligue 2 la saison prochaine, quatre ans après.

Et dire que les hommes de Rolland Courbis avaient début septembre réussi à atteindre la sixième place...le bon vieil adage "rien ne sert de courir, il faut partir à point" s'applique parfaitement à la suite de la saison pour l'ACA. 5 mois et 16 matches sans victoire plus tard, 2005/2006 aura finalement été une longue descente aux Enfers, que l'intronisation de Pasqualetti à la tête de l'équipe première n'a pu enrayer.

Et pourtant, même si leur sort est scellé, les Corses ne veulent apparemment pas partir la tête baissée. Le PSG l'a appris la semaine dernière à ses dépens. En s'imposant 4-2 au Parc, les insulaires ont réussi un joli baroud d'honneur. Trop tard pour sauver sa place, mais idéal pour sauver son honneur. Le match contre Saint-Etienne est l'ultime chance pour ce groupe de jouer en Ligue 1 avant une incertaine remontée dans les années à venir.

José Pasqualetti a cependant pris des risques dans le choix de son groupe. Antonio Carlos et Lucas blessés, l'entraîneur corse a décidé de se priver entre autres de Moussa N'Diaye, André Luiz ou encore Rafik Saifi. A l'inverse, Pasqualetti a rappelé Porato, qui devrait garder les buts ce soir.


Et après ?

Les semaines qui viennent sont cruciales pour l'ASSE. De leur gestion viendront les conclusions que l'on pourra tirer de cette deuxième moitié de saison ratée. Crise de croissance ou coup d'arrêt durable? Période difficile ou fin de l'espoir? Pause dans la progression ou début d'une rechute? Il est impossible à ce jour de savoir où l'ASSE en est vraiment...et surtout où cette instabilité va la mener.

Cette situation est même inédite par rapport à 2004 et le départ d'Antonetti. A l'époque, l'équipe était en pleine confiance, en pleine euphorie. Et les supporters heureux. Cette année, le groupe est en plein doute, les pires rumeurs circulent sur les coulisses du club, et les Ultras ont clairement montré leur ras-le-bol.

Bref, un nouvel entraîneur posera ses valises dans le Forez dans les semaines à venir. Quel qu'il soit, il devra relever deux énormes défis. Le premier sera de bâtir un effectif et de lui donner confiance. Dans l'ossature de l'équipe, Hognon, Camara et Perrin, auxquels on peut normalement ajouter Ilunga, Diawara et Hellebuyck, sont certains de rester. Mais rien n'est évident pour les autres.

Ensuite, il lui faudra obtenir des résultats. Qu'on en soit réjoui ou pas, force est de constater que la solution de s'installer petit à petit et durablement n'est pas celle qui plait le plus. A Saint-Etienne, les résultats rapides sont obligatoires pour survivre. Est-ce bien ou dangereux? Le débat est loin d'être tranché.


Merci à Greensfan
1082
Histoire des Verts: ASSE-Bayern 1976 (3/3) ->

L’après match


Malgré la défaite, le public présent fait à ses héros une ovation unique dans les annales car ils sont considérés comme les vainqueurs moraux. Pourtant les Verts sont inconsolables. Seul le capitaine Jean-Michel Larqué a récupéré la médaille du finaliste alors que Beckenbauer a soulevé la coupe du vainqueur sous une bronca sans précédent.
Dans la ville de Glasgow, les supporters vont chanter toute la nuit comme si le but de Roth n’avait jamais existé. Ils sont aidés par les Ecossais, qui attendris par cette défaite imméritée, vont tenter de leur faire oublier leur tristesse en leur faisant découvrir ce que signifie l’hospitalité à l’Ecossaise.
La Fédération écossaise a organisé une réception à l’hôtel Albany mais heureusement, elle ne s’éternise pas et les joueurs peuvent rejoindre leur propre hôtel à Erskine.


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Pour les battus, la nuit a quand même été courte mais dès le lendemain c’est le retour en France en passant par Paris. Ils doivent se plier aux sollicitations et aux invitations diverses dont celle du plus illustres des Français, le premier d’entre eux, le Président de la République Valery Giscard d’Estaing. Ils se rendent donc au palais de l’Elysée pour y recevoir les félicitations et les encouragements du chef de l’Etat.
La direction du club a également accepté de participer aux manifestations organisées par la Radio France-Inter. Sous l’égide de Jacques Vendroux, elle prévoit un buffet monstre à la Maison de la Radio et surtout un véritable défilé sur les Champs Elysées.
A cette occasion, les joueurs ne sont pas très chauds pour participer à cette dernière initiative car à Saint-Etienne, on n’accepte pas la défaite et parader en perdant n’a guère de sens. Ils ne comprennent pas surtout pourquoi elle a été maintenue puisqu’ils ont perdu. Ils se plient pourtant de bonne grâce et s’installent deux par deux à l’arrière de Renault 5 vertes décapotées.


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Il est midi, le cortège s’engage vers le haut de l’avenue Foch et tout de suite à la stupéfaction de tous les participants, une marée humaine attend ses héros. Combien sont-ils à vouloir les féliciter ? 50000, 60000, peut-être 100000 personnes se sont déplacées pour remercier les Stéphanois d’avoir si bien représenter la France à l’échelon européen. « L’opération Saint-Etienne » mise en place par France-Inter dépasse toutes les prévisions. Toutes les générations sont représentées et à l’approche des voitures, des cris d’enthousiasme montent vers le ciel.
Un homme cristallise toutes les attentions. Il s’agit de Dominique Rocheteau. La voiture où il se trouve avec Dominique Bathenay est littéralement prise d’assaut. Bathenay l’implore de se montrer sinon les spectateurs menacent de tout casser. Les rétroviseurs sont arrachés, la carrosserie cabossée, défoncée. Alors comme tous les autres joueurs, Rocheteau se lève, signe des autographes, serre des mains. Des jeunes filles proches de l’hystérie se précipitent vers l’élu de leur cœur. C’est à cet instant qu’il se rend compte de l’idolâtrie qu’il suscite à l’égal d’une rock star qu’il ne veut surtout pas être. « L’ange vert » qui n’était à la base qu’un simple surnom est devenu une réalité aussi palpable qu’effrayante. Pour Rocheteau, à partir d’aujourd’hui, plus rien ne sera comme avant.


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Le lendemain, tous les joueurs ont rendez-vous à Geoffroy Guichard transformé en kermesse où ils sont acclamés par tout un peuple et cette fois-ci en compagnie de majorettes drapées au couleurs du club, on assiste à une totale communion entre les héros et les spectateurs. Chacun s’applaudit mutuellement car il ne peut y avoir de performances sans cette solidarité comme cela a été démontré lors de cette campagne européenne, notamment contre le Dynamo de Kiev.
Une derrière sollicitation attend encore les Stéphanois. Participer à l’émission « Midi Première » de Danièle Gilbert. A Saint-Etienne, on avait estimé que la fête avait assez duré et qu’il fallait se remettre au travail car il reste un championnat à gagner pour participer à la prochaine édition de la Coupe d’Europe. Dans un premier temps, Roger Rocher avait donc refusé l’invitation. Danielle Gilbert a alors éclaté en sanglots alors qu’elle avait fait venir tout un plateau de télévision spécialement de Cannes pour l’occasion avec des invités tels Marcel Aumont et Nicoletta. Roger Rocher s’est alors laisser attendrir, il a finalement accepté et il est revenu sur sa décision. Mais c’est promis, juré, il s’agit de la dernière manifestation sur cet événement, qui rappelons-le s’est soldé par une défaite.

Alors pourquoi une telle ferveur ?

Les Verts ont tout simplement marqués les esprits à tout jamais. Ils ont démontré que les Français pouvaient rivaliser avec les meilleurs en Coupe d’Europe, redonner un peu de baume au cœur et de fierté à un pays dont on disait fréquemment qu’il n’était pas doué pour le football. Pour eux, avant Saint-Etienne, la maxime de Pierre de Coubertin selon laquelle l’important était de participer était toujours d’actualité. Dès lors, ils apparaissent comme un exemple, un modèle, une référence. A cette époque, c’était le néant, l’équipe nationale n’existait pas et les autres clubs n’avaient aucun succès. Les hommes de Robert Herbin ont donc pris une place vacante et l’on tout simplement sublimée.
Saint-Etienne a dégagé un tel enthousiasme, une telle complicité et un tel amour du travail que les Français, spontanément s’y sont facilement identifiés. La plupart des joueurs ont su représenter admirablement les valeurs de travail de solidarité qui collent bien au Stéphanois et finalement à la France industrielle de l’Epoque encore imprégnée de l’odeur du charbon et de l’acier. Les joueurs paraissaient comme des gens simples facilement abordables et qui allaient au bout d’eux même sur une pelouse. On ne pouvait que les admirer et ils ont été fêtés comme des héros.
L’ASSE a également bénéficié de l’essor de la télévision qui a mis en lumière ses prestations contrairement aux exploits du Stade de Reims dont on conserve finalement peu d’images. La création de magasines spécialisés comme « Onze » avec ses photos sur papier glacé a contribué également à l’élaboration du mythe.
Sur « France-Soir », on peut lire dans l’édition du 13 mai « Jamais les Stéphanois furent aussi grands qu’aujourd’hui parce que jamais ils ne furent plus humains. Au contraire des dieux, les demi-dieux sont mortels. Et si on admire les dieux, on n’aime d’amour que les mortels. »
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